Le projet RW se décline dans les écoles et les conservatoires

Depuis mi-novembre, le Collectif intervient auprès des jeunes et des adultes pour partager son approche du spectacle vivant et des disciplines que nous avons convoquées pour le Projet RW.

Nous monterons d’ailleurs plusieurs petites formes à l’issue de ces ateliers.

Nous intervenons :

  • Au Conservatoire de Fresnes (le CAPAS)
  • Dans une classe à projet d’action culturel au Kremlin Bicêtre, au collège Perrin
  • Pour l’Université Paris VII
  • Dans les écoles Voltaire et Berthelot de Denain (59) dans le cadre du contrat urbain de cohésion sociale)

Pour en savoir plus : lire la rubrique atelier du site officiel

Le projet RW s’attaque à l’international

Chers lecteurs, chères lectrices,

Nous avons reçu de nombreux mails pour savoir si un jour le dossier du spectacle serait disponible en anglais. La pression était si forte que je suis ému de vous dire que nous avons entendu votre demande et que ce dossier est téléchargeable en cliquant sur ce lien : yes I want to read le dossier en anglais.

Comme nous n’aimons pas faire les choses à moitié, vous pouvez aussi lire le parcours du Collectif en anglais en cliquant ici : Yes, Yes, Yes, I want to read the route of the Collectif Quatre Ailes, too !

Pour la version en espagnol, c’est possible sur le site officiel depuis des mois 🙂 ici

Les dessous du Projet RW

Nous venons d’accoucher !!! Du moins, le 13 novembre dernier…

Le petit : « Le projet RW expérimentations aériennes en Helvétie d’après La promenade de Robert Walser » est né à 14h30.

3 semaines de travail… c’est long mais l’accueil du public nous donne le sourire

Les mamans et papas sont heureux et le bébé se porte bien

La clinique est très recommandable et le personnel soignant aux petits oignons

Vous pourrez voir l’enfant prochainement à Ivry (Théâtre des Quartiers d’Ivry) et à Paris (Vingtième théâtre)

Mais d’ici là, nous vous proposons un petit tour d’horizon de tout ce que vous ne verrez jamais du spectacle :

Silence Radio… Création en cours

Nous étions plein de bonne volonté pour vous donner de nos nouvelles chaque jour lors de la création du projet RW mais… nous avons été dépassés par les événements, les mauvaises surprises, les trouvailles de dernières minutes, les empêcheurs de créer en rond, l’administration, les idées qui fusent etc etc

Alors rendez vous !!! tout simplement le 14 et le 15 novembre à Fresnes 😉

pour les autres dates voir ici : http://collectif4ailes.free.fr

Urgent d’attendre

Je vous entends !
Vous me dites : « Elle en est où cette demande de subvention d’urgence ? »
C’est vrai, nous ne vous avons pas informés.
La demande envoyée à l’ADAMI cet été a été complétée début septembre. Le nombre important de dossiers retenus pour la commission de septembre a entraîné le décalage de notre demande, qui sera examinée lors de la commission fin octobre.
Voilà pourquoi nous restons silencieux ! Nous sommes dans l’attente de savoir si oui ou non nous allons boucler notre budget.
En attendant, nous dépensons l’argent qu’on a pas encore 😉 C’est formidable ! On s’amuse comme des fous…

Mais mangez de la viande… bon sang !

Amis de Haute-Savoie,

Si vous êtes dans les environs de La Roche sur Foron le 02 novembre allez voir le spectacle Découenné(e)(s) le cochon est un homme comme les autres. La création de la Compagnie moteurs multiples vous invite à une conférence improbable sur le monde de la charcuterie pour mieux vous plonger au coeur de l’humain.

OVNI et travail collectif comme on l’aime

Le Ciel est vide

Nous allons découvrir : Le ciel est vide

La pièce se déroule de nos jours. Shylock et Othello errent depuis quatre siècles dans un purgatoire infini de solitude, de ressentiment et de jalousie. Absolument seuls, ils ignorent que Jessica et Desdémone – la fille renégate de l’un et l’épouse assassinée de l’autre – marchent elles aussi dans ce désert, sous un ciel vide et sans étoile. Deux mondes parallèles, deux purgatoires l’un féminin, l’autre masculin. Serait-ce cela l’enfer ? De plus, ces quatre grandes figures shakespeariennes sont régulièrement confrontées aux images sidérantes que leur imposent les nuages : bribes des grandeurs et des misères qui ont secoué le monde depuis 400 ans. Hier comme aujourd’ hui… La tragédie commence quand le ciel se vide.

D’Alain Foix
Mise en scène de Bernard Bloch
Avec Philippe Dormoy, Hassane Kouyaté, Morgane Lombard, Anne Azoulay, Dominique Aru

  • Vous pourrez nous y voir le vendredi 10 et le lundi 13 octobre

MC 93 l’autre discours

SOUTIEN À LA MC 93

L’ouverture de la MC93, en mars 1980, était l’aboutissement de deux décennies de travail artistique et de combats menés par tous ceux qui ont participé à cette longue préfiguration avec le soutien des élus des collectivités locales du département. Et, les bâtiments étant enfin sortis de terre et inaugurés, il fallut immédiatement reprendre la lutte pour obtenir les moyens nécessaires à leur fonctionnement. Certains se souviennent sans doute que nous sommes restés portes closes un certain temps, un panneau sur la façade précisant que le ministère de la Culture refusant de tenir ses engagements, il n’était pas possible d’ouvrir au public… Certes, nous avons fini par obtenir gain de cause ; mais, au fil des années et des directions successives, il n’a jamais été possible de baisser la garde. Ce qui n’a pas empêché la MC93 de s’affirmer comme une des scènes les plus importantes du paysage artistique européen.

En cela, l’histoire de la MC93 n’est pas différente de celle de toutes les structures culturelles, grandes ou petites. Depuis toujours, dès lors que le travail de création et l’invention de formes nouvelles, l’action artistique, la volonté de favoriser toujours plus la rencontre entre les œuvres et le public le plus large, dérangent, interrogent, contestent, raillent voire dénoncent le monde tel qu’il est, ceux qui refusent le mouvement de la vie et nient l’importance de l’utopie créatrice, légifèrent ou inventent des artifices pour dresser des barrières devant les lieux où s’invente l’art de notre temps.

Ce n’est pas seulement une OPA, mais un véritable hold-up dont la ministre de la Culture a confié la mise en œuvre à ses sbires (à partir d’une proposition de l’administratrice de la Comédie-Française, Muriel Mayette, que cette initiative n’honore pas !). Les directeurs de théâtres nationaux n’ont, récemment, que très faiblement protesté contre la stagnation de leurs subventions, mais aucun n’a eu l’idée saugrenue de résoudre ses problèmes en organisant un raid pour coloniser une salle réputée de la banlieue. Il est vrai que la Comédie Française n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle a déjà tenté une décentralisation lamentable à Gennevilliers.

Il me semble que l’heure n’est pas à la négociation mais à l’affirmation d’un refus catégorique de ce type de « solution » et, surtout, de la méthode qui montre le mépris dans lequel ce système tient les artistes et les professionnels. Certes, le temps n’est plus où un écart de langage d’un ministre (nous reprochant de brandir alternativement « la sébile et le cocktail Molotov ») mettait, deux jours après, toute la profession dans la rue, ce qui obligeait Maurice Druon à la démission. Cependant, il est temps que chacun prenne conscience de l’inanité du repli sur soi et de l’individualisme, dans le domaine de la défense d’une profession menacée.

Il faut, aujourd’hui que chaque fois que ce ministère mène une attaque contre un lieu de création, une équipe artistique, une structure culturelle, quelle que soit la taille de cette entreprise, le directeur et ses collaborateurs trouvent à leurs côtés — engagés dans le refus et la résistance — l’ensemble des artistes de toutes disciplines ainsi que les professionnels des corps de métiers intervenants dans la réalisation et la diffusion des œuvres. Sans cette mobilisation (dont chacun sait qu’elle est extrêmement difficile, ce qui n’empêche pas de commencer à l’organiser), les mauvais coups continueront et il n’y aura bientôt plus rien à défendre.

C’est pour cette raison (et aussi, bien sûr, parce que sept années de préfiguration et cinq années de direction de la MC 93 ont été une des périodes les plus passionnantes de ma vie professionnelle), que j’ai pensé utile de rompre le silence tranquille et la réserve de la retraite en assurant Patrick Sommier et son équipe de tout mon soutien.

Claude-Olivier Stern
(directeur de la préfiguration de la maison de la Culture de la Seine Saint-Denis de 1973 à 1980, directeur de la MC93 de 1980 à 1985)