RW et après…

RW est lancé. Nous cherchons actuellement un lieu pour achever la création et réaliser des présentations aux institutionnels.

En marge de cette recherche, nous avons reçu une invitation du Rayo Misterioso pour présenter la maquette RW à Rosario en Argentine. Cette expédition étant assez complexe à mettre en oeuvre nous sommes en plein dans les traductions de dossiers et autres fiches techniques. Nous vous dirons bientôt si nous décollerons une nouvelle fois vers l’Amérique du sud.

Mais j’entends déjà les grognements de certains d’entre-vous qui souhaitent savoir ce que devient notre projet de recueil de fantaisies culinaires. Sachez chers amis que nous partons en Zone percheronne ce week-end pour finaliser les textes du recueil grace à un intensif atelier d’écriture de deux jours.

affaire à suivre…

Mais au fait ? Qui sommes-nous ? 2ème volet : Annabelle Brunet

Il est des personnes qui préfèrent l’ombre à la lumière, jusqu’au jour où leurs Taties et leur Oncle d’adoption les entraînent dans des aventures théâtrales et internationales… Si vous avez pu m’apercevoir sur le plateau de Sir Semoule (dans le coin à droite), sachez que le théâtre ne fait pas partie au départ de mon univers… un univers plutôt fait d’images et de matières que l’on nomme couramment « plastiques ». De la maternelle au collège, mes activités favorites sont par exemple de mettre les mains dans la boue, de confectionner des truffes au chocolat puis de fabriquer des objets en pâte Fimo. Je m’essaie un temps à la musique mais la peinturlure l’emporte et, après avoir réalisé en gouache un ciel d’orage en format A4, mon professeur de dessin s’accorde avec Chantal, ma maman, pour m’envoyer en seconde littéraire option arts plastiques. Tout cela se passe en terre picarde, du côté de Beauvais. La période du lycée est l’occasion d’expérimenter les coulures, la peinture au plâtre et au cutter… Je découvre alors avec passion l’art contemporain et m’en vais très naturellement à la faculté des arts à Amiens pour entamer un interminable cycle d’études supérieures… En 1997 je rencontre Françoise Parfait (professeur d’art vidéo), l’œuvre de Bill Viola (vidéaste incontournable) et un certain Michaël Dusautoy…

video

Après un intermède de six mois aux Beaux-Arts de Braunschweig en Allemagne, où je passe la plupart de mes nuits dans une salle de montage U-matic à bidouiller des images vidéo, je commence, de retour à Amiens, une Maîtrise sur le médium électronique. Dix ans plus tard, je vis à Paris ; Françoise Parfait a fait partie le 23 juin dernier de mon jury de thèse portant sur la part d’ombre de mes vidéos – entendez à la fois part d’imaginaire cinématographique et matériel (et donc plastique) de la vidéo ; Bill Viola s’est lancé dans l’Opéra et la vidéographie de studio (chacun son truc) ; tandis que Michaël et ses acolytes entraînent depuis bientôt cinq ans le Collectif Quatre Ailes vers des aventures toujours plus ambitieuses. Outre mon amitié avec Michaël, voici enfin comment je suis devenue membre du Collectif : Après de multiples expérimentations électroniques communes l’année de notre Maîtrise (cf. la photo de notre soutenance un même jour de l’année 2000), Michaël et moi collaborons en 2002 à la réalisation des vidéos pour le spectacle Suzanne, puis en 2004 à celles de Sir Semoule.

maitrise nana

A cette époque je travaille sur ma thèse et donne quelques heures de cours à la fac de Rennes après m’être risquée dans plusieurs collèges… Puis je rejoins le Collectif de manière plus régulière, après une représentation de Sir Semoule en 2005 ; c’était l’été, à Moutiers-au-Perche, fief de Chantal, une date champêtre inoubliable qui marque donc ma toute première apparition sur une scène de théâtre (dans le petit mais incontournable rôle du « marmiton régisseur lumière et vidéo »).


Agrandir le plan

Ensuite, il y a l’aventure internationale et nationale que vous connaissez et à laquelle je participe ardemment, mais aussi le nouveau spectacle du Collectif (révélé dernièrement sous le nom de projet RW) qui commence à pointer son nez cette même année 2005… Je me consacre alors toujours à mes vidéos personnelles, participe à des séminaires universitaires et à des expositions, effectue quelques jobs gagne-pain et surtout… je rédige (encore) ma thèse. Alors, maintenant que je suis (enfin) un « très honorable » docteur en arts plastiques, que va-t-il se passer ? Et bien, en gros, ça va continuer comme avant : entre théâtre et vidéo, création personnelle et collective, image et écriture… Mal sehen !

RW : Robert Walser par le Collectif Quatre Ailes

Vous avez découvert la maquette du projet RW ce week-end. Vos retours nous ont encouragé à continuer la création du spectacle complet.

Nous vous tiendrons au courant de nos avancées sur ce terrain. Pour ceux qui se posent encore des questions sur Robert Walser, vous pouvez lire cette biographie rédigée par Cécile :

Né le 15 avril 1878, à Bienne (Suisse allemande), Robert Walser est issu d’une famille de huit enfants. Il entretient une relation affective et artistique très intense avec son frère Karl, décorateur et peintre de talent, ainsi qu’avec Lisa, sa sœur institutrice. En 1894, il perd sa mère, disparition prématurée et déterminante pour son écriture et son rapport au réel : « car mon amour envers la vie n’est rien d’autre que l’amour envers ma mère, et elle est morte ». Il abandonne l’école à quatorze ans pour suivre un apprentissage de commis et quitte le domicile familial à dix-sept ans. Robert Walser se distingue de ses frères et sœurs installés dans une profession, convoitant un statut social et y accédant rapidement. Il multiplie les petits métiers, de banquier à commis, en passant par secrétaire, libraire ou employé d’une compagnie d’assurance… S’établir dans une profession équivaut pour Walser à entretenir la menace d’une nécrose poétique, d’un essoufflement des élans créatifs qu’il puise dans les variations du réel : « Pour l’heure, il se conduit comme un enfant : le mépris de ce que j’appelle le caractère bourgeois dans l’homme, et le monde vu perpétuellement comme un miracle » (Christian Morgenstern, ami de l’écrivain). Walser voyage de chambre en chambre, de ville en ville, de gens en gens sans s’arrêter. Cette vie totalement choisie est celle d’un homme qui refusera toujours de se faire aimer, par souci de liberté, pour aimer au mieux la vie et les autres à travers ses œuvres. Dans les diverses fonctions qu’il occupe, il met une attention particulière à remplir son rôle à la perfection ; son poste de prédilection est celui d’employé de maison ; c’est alors qu’il peut s’approcher au mieux du banal, du minuscule et s’abîmer dans une contemplation parfaite où s’oublier et disparaître : « Intéressantes m’apparaissaient les lampes que je nettoyais et rien ne me semblait plus aventureux, plus étrange et plus inhabituel que les planches que je devais polir soigneusement ». N’être plus qu’un morceau d’obéissance pour n’exister jamais… Au soir, Walser n’est plus qu’un morceau d’écriture où il s’immerge frénétiquement.

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RW : première date de présentation de la maquette

lumistyl Merci à tous d’être venu hier soir.

On était très heureux de vous présenter ce travail. Nous espérons pouvoir aller plus loin dans les prochains mois pour dévoiler la version complète de notre Promenade.

Prochainement quelques photos et la suite de nos expérimentations aériennes en Helvétie.

Si vous souhaitez nous faire des remarques n’hésitez pas à laisser des commentaires ici.

RW : ça se précipite

Bonjour à tous et toutes,

Nous avons hâte de vous retrouver ce week-end autour du projet RW. Mais nous devons bien avouer que si ce n’est pas encore la panique c’est au moins la course.

Les machines à coudre tournent à plein régime, les stylos se vident, les ciseaux sont émoussés, les colorants se mélangent, les images se mêlent et se fondent, la transpiration coule à flots… et ce n’est que le début !

rw-gitane dessin Yannick Dantec

Tout le Collectif Quatre Ailes s’active pour préparer votre venue. Alors à très vite…