Manifestation nationale pour l’art et la culture le 6 mai 2010

Ci-dessous la copie de l’appel national pour poursuivre l’action du 29 mars dernier… Laissez nous des messages pour nous dire si vous serez sur place.

à bientôt

La Culture en rideau

La très réussie journée nationale d’actions, organisée le 29 mars dernier à l’appel de la CGT Spectacle, rejointe par la CGT Culture, le SYNDEAC, l’UFISC… s’inscrit dans la suite des mobilisations, assemblées générales qui ont rythmé le calendrier social de notre branche depuis le dernier festival d’Avignon.

Afin d’amplifier encore ce mouvement, nous appelons à une nouvelle journée de mobilisation le jeudi 6 mai 2010. Afin de permettre une mobilisation massive, la Fédération CGT du Spectacle a déposé des préavis de grève couvrant l’ensemble de nos secteurs.

Ce jour là, aucun théâtre, aucune salle de spectacle ne doit fonctionner « normalement ».

Les politiques culturelles, qui ont construit durant des années les réseaux des lieux dans lesquels nous travaillons, vivent une remise en cause sans précédent.

Depuis la mise en place du Conseil de la Création Artistique (sous la coupe du président de la République) jusqu’aux dernières réformes des différentes directions, le démantèlement du ministère de la Culture est maintenant opérationnel.

La mise en œuvre de la phase 2 de la Révision Générale des Politiques Publiques s’attaque désormais aux financements, à l’organisation et aux missions de nos entreprises.

Face à des décisions de ne pas renouveler certaines missions ou mandats de direction, le ministère ne fait pas beaucoup entendre sa voix sur

* l’arrêt de la mission du centre de création artistique à Fécamp * la mort programmée de l’Institut International de Musique Electroacoustique de Bourges * l’avenir du Théâtre de l’Est Parisien et de Lo Bodegason (Scène de Musiques Actuelles et Contemporaines) après le départ de leurs directeurs respectifs * l’avenir du Studio, 3ème salle de la Comédie Française * les fusions prévues de certaines entreprises culturelles * etc….

Parallèlement, les réformes des collectivités sont aujourd’hui en débat au parlement. Celles-ci risquent fort de leur retirer la clause de « compétence générale ». Alors qu’elles en sont les 1ers financeurs, elles ne pourront ainsi plus soutenir la Culture.

Par ailleurs, elles seront également touchées par la suppression de la taxe professionnelle, sans que le niveau de ces ressources vitales ne leur soit garanti.

Certaines d’entre elles opèrent déjà des coupes drastiques dans leurs budgets alloués à la culture. Elles sont, en effet, surchargées par les transferts de charges supplémentaires (comme le RSA) que l’Etat leur a attribués sans leur donner les financements compensatoires nécessaires. Déjà on annonce, des baisses substantielles de subvention telles que : -20 % sur toutes les entreprises en Ille et Vilaine, -200 000 euros à la scène nationale de St Brieuc, -110 000 euros à la MC2 de Grenoble.

A titre d’exemple, 200 000 euros, équivalent à 5 postes à temps plein sur la base de la rémunération d’un régisseur travaillant dans une entreprise couverte par la Convention Collective Nationale des Entreprises Artistiques et Culturelles. La diminution importante des subventions risque d’entraîner un vaste plan social dans notre secteur.

Le risque ne court pas uniquement sur les postes des salariés permanents. Cela impliquera, également, une baisse de la programmation et donc une baisse de la création et, de fait, une baisse du volume d’emploi pour les professionnels artistiques et techniques intermittents.

Continuer la lecture de « Manifestation nationale pour l’art et la culture le 6 mai 2010 »

Des nouvelles de la Coordination des intermittents et précaires et appel à la grève le 3 mai

Mail reçu ce jour :

Pour l’appel du 3 mai cliquez ici

Bonjour,

Vous avez signé la pétition demandant le relogement de la Coordination des intermittents et précaires dans des conditions permettant le maintien et le développement de ses activités, nous vous en remercions.

Comme vous le savez, la Coordination des intermittents et précaires (http://www.cip-idf.org/) est née en juin 2003 du refus d’une contre-réforme de l’assurance-chômage. Nous avons occupé la salle Olympe de Gouges (Paris 11e) et divers locaux avant d’obtenir de la Ville, en novembre 2003, la jouissance du local situé14-16 quai de la Charente (Paris 19e). Cet espace remplit aujourd’hui une fonction de centre social qui permet d’accueillir et de faire se rencontrer différentes formes d’organisation, de fabrication et de luttes initiées par des intermittents, des chômeurs, des salariés précaires, des sans-papiers, des étudiants, des syndiqués, des plasticiens, des compagnies de théâtre, des collectifs de réalisateurs, des féministes, des anti-fascistes, des travailleurs sociaux, des écologistes, etc. Toutes cherchent à inventer de nouvelles cultures politiques hors du secteur marchand, à prix libre.

L’expérience qui se mène quai de la Charente paraît plus que jamais nécessaire en ces temps de précarisation, de contrôle social croissant et d’atomisation néolibérale. Nous sommes ainsi actuellement parties prenantes d’un renouveau de la mobilisation dans le champ de la culture et de la connaissance et d’une tentative de relance de formes d’auto-organisation des chômeurs, intermittents et précaires. Cette expérience est actuellement fragilisée par une assignation au tribunal qui lui serait fatale si une proposition de relogement dans des conditions équivalentes et sur du long terme n’intervenait pas rapidement. Le 9 mars dernier, l’audience du Tribunal d’Instance destinée à statuer sur l’expulsion de la Coordination des intermittents et précaires et l’astreinte financière réclamée par la Semavip (Société d’économie mixte de la ville de Paris) a été reportée, en raison d’un mouvement social parmi les personnels de justice, au 11 mai prochain.

Dans le même temps, la Mairie nous a demandé de lui indiquer des adresses susceptibles de nous accueillir. Nous lui avons fait quatre propositions de lieux. La Mairie nous a fait savoir qu’elle les étudiait ; il serait maintenant souhaitable qu’elle réponde rapidement… Nous ne pouvons, en cette matière comme en d’autres, vivre dans une perpétuelle angoisse du lendemain. Aussi, nous vous proposons de continuer à construire un rapport de forces en faveur du relogement. Pour accélérer le processus de négociation, nous préparons une nouvelle action d’interpellation publique. Nous solliciterons votre participation afin de lui donner le plus d’envergure possible (des informations plus précises viendront). Continuer la lecture de « Des nouvelles de la Coordination des intermittents et précaires et appel à la grève le 3 mai »

Deux pétitions pour défendre la Culture et l’Enseignement artistique

Alors que les coups portés par le gouvernement aux acteurs de la Culture s’accumulent et touchent tous les niveaux, la résistance s’organise (un peu). Après la dernière manifestation du mois de mars 2010 c’est aujourd’hui le département de Seine St Denis qui montre l’exemple complété par la pétition publié par le Théâtre du Soleil A propos des enseignements artistiques en classe de seconde.

Signer la pétition : La culture en danger

Signer la pétition sur l’enseignement artistique

GRANDE MANIFESTATION À PARIS POUR DÉFENDRE L’ART ET LA CULTURE LUNDI 29 MARS 14h30 au palais RoyaL

Ci-dessous l’appel pour le 29 mars :

IL EST URGENT D’AGIR !

CONTRE

  1. la réforme actuelle des collectivités territoriales qui peut asphyxier notre secteur
  2. la régression organisée de l’art et de la culture dans notre pays, renforcée par la deuxième étape de la Révision générale des politiques publiques

POUR

  1. une loi d’orientation et de programmation pour l’art et la culture
  2. une nouvelle étape de la décentralisation accordant la compétence culturelle à toutes les collectivités territoriales et sanctuarisant leurs financements
  3. le renforcement du ministère de la Culture et la mise en oeuvre de réformes ambitieuses, préconisées par les organisations professionnelles
  4. la pérennisation du régime spécifi que de l’assurance chômage des artistes et des techniciens
  5. un plan de relance pour nos secteurs
  6. l’arrêt de la Révision générale des politiques publiques dans le domaine de la culture
  7. la dissolution du Conseil de la création artistique

Nous appelons les artistes, les personnels techniques, administratifs et d’accueil qu’ils soient permanents ou intermittents, les directeurs d’institutions, de festivals, de compagnies, les responsables culturels, les élus, les publics et les citoyens à venir manifester à nos côtés !

REAGISSONS ! L’ART, LA CULTURE ET LA CONNAISSANCE SONT EN DANGER DANS NOTRE PAYS ! VENEZ NOMBREUX !


Appel lancé par : la Fédération CGT du spectacle, la CGT Culture, le CIPAC, le CRACC Île-de-France, le SNM-FO, le SNSP, le SYNDEAC, l’UFISC…

La Fédération Culture Communication Spectacle CFE-CGC, le SNACOPVA CFE-CGC, le SNAPS CFE-CGC, le SNCAMTC CFE-CGC s’associent au mouvement en appelant à manifester le 29 mars et en conséquence seront signataires de l’appel commun.

Déroulé :

  • 14h30 – Rassemblement au Palais Royal et cortège jusqu’au Sénat

  • 16h30 – Demande d’audience à un groupe de sénateurs pour une délégation
  • 18h00 – Assemblée générale au Théâtre National de l’Odéon

Télécharger, imprimer et afficher l’appel à manifester du 29 mars 2010

Rejoignez ici la page facebook de la manifestation

29 janvier 2009 / Rejoignez nous à Bastille

Le Collectif Quatre Ailes rejoint les signataires de l’appel des appels et vous invite à manifester jeudi 29 janvier à 14h00 à Bastille :

« l’Appel des appels » :

«Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, attirons l’attention des pouvoirs publics et de l’opinion sur les conséquences sociales désastreuses des réformes hâtivement mises en place ces derniers temps. A l’Université, à l’école, dans les services de soins et de travail social, dans les milieux de la justice, de l’information et de la culture, la souffrance sociale ne cesse de s’accroître. Elle compromet nos métiers et nos missions. Au nom d’une idéologie de « l’homme économique », le pouvoir défait et recompose nos métiers et nos missions en exposant toujours plus les professionnels et les usagers aux lois « naturelles » du marché. Cette idéologie s’est révélée catastrophique dans le milieu même des affaires dont elle est issue. Nous, professionnels du soin, du travail social, de l’éducation, de la justice, de l’information et de la culture, refusons qu’une telle idéologie mette maintenant en « faillite » le soin, le travail social, l’éducation, la justice, l’information et la culture. Nous appelons à une Coordination nationale de tous ceux qui refusent cette fatalité à se retrouver le 31 janvier 2009 à Paris.»

Signez l’appel sur www.appeldesappels.org

On demande pas grand chose pourtant

« Nous, artistes salariés, voulons vivre de notre travail, de sa rémunération et de nos droits »

Le communiqué du SNLA ci dessous :

Le 12 décembre 2008

ASSEZ, ça SUFFIT !

ça suffit ! à chaque renégociation de la convention nationale
d’assurance-chômage, nos annexes 8 & 10 sont menacées,
ça suffit ! des dizaines de milliers d’entre nous sont plongés chaque jour dans
l’angoisse et le plus grand dénuement faute d’assez de boulot ou le cas échéant,
d’indemnités chômage ;
ça suffit ! d’années en années notre pouvoir d’achat baisse, parce que nos
salaires ne sont pas augmentés, même pas de l’indice INSEE (à l’exception
notable des Théâtres privés parisiens et des Tournées) ;
ça suffit ! nos conditions de travail se dégradent jusqu’au point de vouloir
découper en morceaux nos répétitions,
ça suffit ! de vouloir nous faire faire autre chose que notre métier…

Le 16 décembre 2008, nous manifesterons pour la défense des annexes 8 & 10
et pour la défense de nos emplois, de nos salaires, de nos conditions de travail
et de nos conventions collectives

Le 31 décembre, la convention nationale d’assurance-chômage actuelle arrive à
son terme. Le régime général est actuellement renégocié. Le Medef veut obtenir
une baisse des cotisations chômage, notre salaire différé. Du fait de la « crise
», les restructurations, les fermetures d’entreprise se succèdent; il faut donc
une meilleure indemnisation pour un plus grand nombre de bénéficiaires. Pour
l’instant, il n’a pas été question des annexes 8 & 10. Ce que nous savons en
revanche, c’est ce que nous vivons. Depuis 2003, plus de 30 000 artistes ont été
« rattrapés » par les fonds « provisoire » puis « transitoire ». Ces fonds
n’existent plus. Depuis le 1er avril 2008, chaque jour, par dizaines, artistes
et techniciens perdent leur indemnisation par l’assurance-chômage entre leurs
contrats de travail. Le très officiel « Bilan du plan de professionnalisation et
de structuration du secteur du spectacle vivant et enregistré » prévoit qu’au
1er janvier 2009, plus de 22 700 salariés-intermittents seront concernés par la
nouvelle « Allocation de fin de droits » de 30 euros par jour versée entre 2 et
6 mois. Une honte !

Comme tous les salariés, professionnels du spectacle, nous voulons vivre de
notre travail et de nos droits.

Nos emplois, nos salaires, nos conditions de travail et tous nos droits sont
menacés.

Depuis 3 ans, sur injonction des ministres Larcher et Donnedieu de Vabres, nos
conventions collectives sont renégociées.
Où en sommes-nous ?
– les artistes-interprètes ont été exclus du champ de la nouvelle convention
collective de la production audiovisuelle
– les patrons du cinéma ont dénoncé notre convention collective qui s’appliquait
et nous protégeait depuis 1967
– le secteur des Tournées est menacé. Certains veulent purement et simplement
supprimer les dispositions conventionnelles en vigueur
– la convention collective des entreprises artistiques et culturelles (Théâtres
Nationaux, Centres Dramatiques Nationaux, Scènes Nationales, Compagnies
subventionnées) est massacrée :
-> nous perdons notre garantie mensuelle de rémunération
-> des 30 représentations d’usage, nous passons à une semaine garantie !
-> nos répétitions pourront être saucissonnées. Une semaine par-ci, une semaine
par là, sur une période pouvant aller jusqu’à 3 mois ½ voire 4 mois ! Pas
seulement avec les Compagnies comme c’est déjà le cas mais partout, dans les TN,
CDN, SN.
-> même dans le cas d’une reprise espacée de plus d’un mois, un vrai service de
répétition nous est refusé
-> le temps passé en déplacement pour les tournées n’est plus entièrement payé

Dans de telles conditions, quel travail pourrons-nous faire, pour quel théâtre
?
C’est le cour même de nos métiers qui est attaqué, c’est la création qui est
menacée ! Tout au long de la négociation, sur bon nombre de points, les
syndicats SNLA-FO et SFA-CGT ont fait front commun, limitant ainsi la casse.
Pour les artistes chorégraphiques, l’unité la plus large, FO, CGT, CFDT a permis
d’obtenir satisfaction sur un certain nombre de points. Pourtant, globalement,
les nouvelles dispositions de la Convention collective nationale des entreprises
artistiques et culturelles (CCNEAC) représentent un recul considérable. Unanime,
le Conseil national du SNLA-FO réuni le 12 décembre 2008 a décidé de refuser de
cautionner une telle casse et ne signera pas ces nouvelles dispositions.

LE COUR MÊME DE NOS MÉTIERS EST ATTAQUÉ : ASSEZ ! CA SUFFIT !

le 16 décembre, nous manifesterons pour la défense des annexes 8 & 10, pour le
retour à toutes les dispositions Assedic confisquées d’années en années ; nous
manifesterons pour la défense de nos métiers d’artistes interprètes ; pour la
défense de l’emploi, de notre statut de salarié, de nos conventions collectives
actuelles et de tous les droits qu’elles garantissent.

A Paris : MANIFESTATION à partir de 13h30,
Rdv Bd des Invalides, métro Varenne
A Montpellier : MANIFESTATION à partir de 11h30
Rdv à l’Opéra-Comédie
A Marseille : MANIFESTATION à 10h
devant le siège du MEDEF, Place du Général de Gaulle

Fraternellement,

http://www.snla-fo.com