Épisode 4 : Certains regardent les étoiles à Tétouan

Tétouan n’est qu’à 1h de Tanger en voiture mais il nous a fallu partir au petit matin pour pouvoir jouer le soir même. La ville de Tétouan est très différente de Tanger même si elles sont clairement cousines par l’influence espagnole qui y règne.

La mer est remplacée par la montagne et les couleurs sont chassées par un blanc éclatant et une médina classée patrimoine historique.

Un endroit superbe dont nous ne verrons que très peu car nous repartons dès le lendemain matin.

Il n’y a pas de grands récits héroïques cette fois tellement nous étions concentrés sur la représentation. La salle était belle et grande mais quelques pièges notamment électriques nous attendaient puisque les gradateurs ont sauté plusieurs fois, les vidéoprojecteurs pourtant réglés et calés ont fait du surf sur le tapis de danse nous obligeant à recommencer les calages plusieurs fois… Bref rien de méchant mais la fatigue se fait sentir.

Quelle expérience intense de passer d’un public à un autre aussi vite. À Tétouan nous avions plutôt une salle d’adultes ce qui était une première depuis le début de nos dates marocaines. On ne s’ennuie décidément pas dans cette tournée et c’était un plaisir de partager ce moment.

La soirée s’est achevée sur un délicieux dîner dans un cadre flamboyant, rythmée par une groupe de flamenco et en compagnie du directeur de l’Institut français et de son attachée culturel qui nous ont fait partager les délices de Tétouan en devisant sur toutes les facettes du Maroc qui nous échappaient encore. Et avant de se glisser dans nos lits, un petit tour sur le toit-terrasse du restaurant.

Pour vous donner tout de même quelques chose de croustillant à vous mettre sous la dent, je vous propose une pose sexy de notre technicien de choc et de charme.

Un tuto maquillage invisible de Damien dans les loges… Son ultime secret de beauté révélé

Épisode 3 : Certains regardent les étoiles à Tanger

visuel certains regardent les étoiles à Tanger

Un petit déjeuner avalé à toute vitesse vers 6h du matin et nous voilà grimpant dans le Youness Bus pour une traversée de plus de 600 km. Notre heure de départ a été avancée après que Youness nous ait annoncé qu’avec le trafic et les limitations liées au bus nous pouvions mettre jusque 10h de route ! Délai impossible, puisque nous avions un premier service de montage au théâtre à 18h. Nous voilà donc au levé du jour enfoncés dans les fauteuils du bus.

Je vous arrête tout de suite dans votre enthousiasme, dans ce qui suit vous ne trouverez pas Emmanuel la tête dans le moteur du bus, Michaël cherchant son sac dans un fossé ou Damien vissé sur le toit du véhicule à chanter une ode à la glace à la datte ou à l’avocat… Non, rien de tout ça…

Juste un tour de passe passe à la marocaine car Youness a finalement réussi à ne mettre que 7h pour nous déposer à bon port. Voici le voyage depuis la fenêtre :

Un petit miracle qui nous aura permis de commencer du bon pied avec Hicham et son équipe technique sur le pont dès notre arrivée dans la salle Becket de L’institut français de Tanger. La salle est idéalement située entre le quartier de la ville nouvelle et les quartiers plus populaires de la médina. Elle est plus complexe à prendre en main que celle de Marrakech mais tout se déroule bien, grâce aux l’ingéniosité de tous (on aura repeint un mur, démonté des rideaux noirs pour en faire des pendrillons cousus à l’épingle etc.)

Lors du premier service de montage, dans notre enthousiasme nous abordons la date qui suivra celle de Tanger à Tétouan. Elle sera plus délicate car elle nécessite un pré-montage lumières et draperies, la vieille de notre arrivée…
– AH ?!
– Quoi ? AH ??!

Les techniciens se regardent interloqués.
Michaël semble tomber dans une faille temporelle et Manu plisse les yeux un sourcil levé.

Revoyons cette scène au ralenti.

1h30 sépare la ville de Tanger de celle de Tétouan. Nous apprenons dans la discussion que les mêmes techniciens feront les deux lieux. Jusque là super. Les deux lieux partagent aussi le même matériel pour ne pas multiplier les coûts. Là aussi super… MAIS ?!

Si on termine le montage et que l’on joue à Tanger le 13/02 jusque 23h démontage inclus (en présence des techniciens) ET que le prémontage à Tétouan doit se faire le même 13/02 avant notre arrivée le 14/02 à 9h30… Comment les techniciens et le matériel peuvent-ils être à deux endroits en même temps ?????

Commence alors un ballet de téléphones, passant de mains en oreilles et de bouches en mains. Je vous passe les détails mais en gros les choses se règlent, je crois. Ouf ! nous pouvons de nouveau nous consacrer corps et âmes à Tanger.

La ville qui fait fasse à l’Espagne est à la fois perchée sur des hauteurs et s’étale en plages et en ports. C’est très beau mais le tourisme n’est pas vraiment de mise. Toutefois en sortant de El Dorado le repère du poisson grillé, Michaël cède à la tentation d’une marche nocturne sur la plage avec Damien alors que Manu rentre se reposer à l’hôtel Chellah (Sheila ricanement idiot de qui vous savez).

La balade sur le front de mer agrémentée de grandes réflexions sur l’architecture, sur Tanger en été et sur l’influence espagnole nous poussent jusque loin. Si bien que pour le retour nous décidons de longer la mer en marchant sur le sable. N’est ce pas bucolique et charmant ? N’est-ce pas une jolie récompense après cette rude journée ? Michaël commente alors :

  • c’est fou ! L’éclairage est tellement puissant que l’on voit le sable comme en plein jour !
  • C’est vrai, ils sont fort ces marocains ils ont de bonnes ampoules ! Ricanement de fatigue !!

En fait il s’agissait au loin de la police qui surveillait la plage avec d’énormes projecteurs braqués sur nous…
Confiants et bons marcheurs nous continuons notre route les yeux braqués sur les phares du rivage opposé pour comprendre la géographie et la proximité de l’Espagne. Je vous épargne notre désir d’incarner subitement des danseuse andalouses avec robes à volants et tout le tralala.
Cette fois c’est le clignotement d’une lampe à LED (laide… ricanement de fatigue) qui nous sort de notre conversation.
C’est pénible !!!! Encore un vendeur de gadgets qui cherche à attirer notre attention alors qu’il est si tard. Il va vouloir nous refourguer ses jouets lumineux. On accélère le pas ignorant royalement cet importun.
Quelques mètres plus loin une silhouette virile surgit d’un pas décidé. On s’approche telles deux gazelles peu farouches pensant aller à la rencontre de notre vendeur à la sauvette un poil pénible. Mais une fois à sa hauteur nous lisons sur le gilet fluo chatoyant Police Royale des Frontières…
– Michaël je ne pense pas qu’il vende des chameaux lumineux …
– Vous êtes des réfugiés ?

On se voyait déjà jeté au cachot dans une geôle humide. Adieu Sheila !!!!

Mais de concert nous avons rétorqué :
– Ahhhhh mais pas du tout, du tout, monsieur l’agent ! C’est une erreur !!!
– …

Je pense que la réponse chorale, notre français désuet autant que notre récent statut de danseuses andalouses aura eu raison de la volonté de notre interlocuteur. Il a fait pour être honnête un pas de recul les yeux grands ouverts en nous disant bienvenu au Maroc et il est parti en reculant.

Nous sommes partis dormir sur cette victoire pour affronter la dernière journée à Tanger. Je dois admettre que la représentation a été assez folle avec un public très heureux d’être là avec nous. Un public familial, scolaire cette fois et officiel puisque le vice-consul de France était là aussi. Les délais ne nous permettaient pas de faire de rencontre avec les spectateurs. Mais ce qui est amusant c’est que du public est revenu dans la salle pendant le démontage car ils débattaient entre eux dans le rue pour savoir ce qui était vrai ou faux dans notre histoire. N’en pouvant plus ils ont décidé de venir nous voir.

La soirée c’est très agréablement terminée avec l’équipe de l’Institut français de Tanger autour d’un délicieux dîner et de grandes discussions passionnées.

Épisode 2 : Certains regardent les étoiles à Marrakech

Je vous vois venir tous et toutes après notre prologue rempli d’embûches et de contre-temps vous venez ici vous repaitre de notre désespoir et de nos mésaventures tels des vautours. Alors je ne sais comment vous le dire mais cette fois-ci vous n’en aurez pas pour votre argent.
L’Institut Français de Marrakech nous a reçu sans accroc avec une équipe technique et administrative ultra pro et attentionnée. Nous avions pour nous une très jolie salle, dans un cadre absolument charmant mêlant jardins, petit café, fortifications de la ville, théâtre de verdure, cinéma et amphithéâtre de plein-air…

On a beau dire mais si on voulait affirmer symboliquement que la France porte dans son coeur la Culture au sens large, on ne pourrait pas faire mieux. L’Institut dispose d’un très bel outil et rien n’a pu contrarier nos plans d’installation.

Nous vous offrons un petit tour rapide des lieux, pour vous faire une idée.

Mais ce récit ne serait pas complet sans évoquer la représentation. Et bien là aussi, aucun piège, pas de foudre tombée sur le compteur électrique, rien. Juste un public familial mêlant joyeusement femmes, hommes et enfants de toutes générations et surtout de toutes origines. C’est là je dirai la réussite de l’Institut c’est d’avoir des publics très divers. Nous avions donc avec nous à la fois des membres de la communauté française et du public local. Nous devons le dire nous avons passé une très belle soirée. Elle s’est achevée sur un échange improvisé très chaleureux.

Mais, c’est déjà l’heure du démontage pour repartir avec Youness dans le tour bus direction Tanger. 10h de route et un service de montage à l’arrivée nous attendent !
Youness sera donc notre chauffeur mais aussi notre indispensable DJ pour avaler les kilomètres.

Je sens la déception poindre…

Vous n’avez pas l’intention de repartir d’ici sans une goutte de drame…
Alors oui, vous avez raison nous avons connu quelques déboires personnels ces derniers jours… L’un des plus épique aura été une expédition spontanée en direction d’un rêve de champ d’oliviers. Voir une oliveraie marocaine au bord de la ville. Une parenthèse authentique de nature dans une ville bouillonnante. Go go go ! Nous n’irons pas dans la médina on va faire du tourisme alternatif ! ERREUR FATALE !!!

Nous voilà donc arpentant les routes de la ville. Avouons le tout de suite, la presque autoroute que nous longeons durant environ 30 minutes d’un pas dynamique et intrépide. Déjà vous vous dites comme nous… C’était peut-être pas la meilleure idée de l’année cette histoire. Mais qu’à cela ne tienne, l’olive mérite quelques sacrifices. Le soleil cuisant à feu doux nos peaux fébriles et les pots d’échappement auraient du nous convaincre d’un salutaire demi-tour. MAIS NON ! Je veux voir des olives, je veux voir des OLIVES !!! JE VEUX VOIRRR DES OLIVES !!
– « Michaël ! ça va être MAGNIFIQUE !! »
– « Oui Damien c’est vrai, franchir ces obstacles c’est pour être récompensé par la beauté sèche d’un champ débordant d’une nature puissante… »

Après quelques bifurcations dans des rues heureusement plus tranquilles nous arrivons devant la merveille dont nous rêvions…

« Ne voyagez JAMAIS avec nous !! JAMAIS !!!! Même et surtout si ça à l’air bien !!! »

Premier épisode de notre tournée au Maroc

Certains regardent les étoiles va déployer ses ailes pour changer de continent. On ne vous cache pas que comme pour chaque aventure internationale à notre actif… Il y a de nombreux imprévus. Cette fois-ci, par exemple, les roues de la voiture en charge du décor étaient en surchauffe… au point d’avoir envie de prendre feu et de réclamer un changement de véhicule en catastrophe. Mission réussie par Manu en un tour de main et au prix de quelques heures de sommeil en moins. Une fois passé le désormais traditionnel « ça ne rentrera jamais… » de Michaël en regardant la scéno. Nous sommes arrivés à l’aéroport avec 15 bagages à enregistrer à porter à 3…

Après avoir tourné beaucoup sur nous même et pris les ascenseurs pour faire 0/-1 à de multiples reprises nous avons trouvé le fameux TELEPHONE BLANC pour joindre l’agent de la douane… Pour le plaisir voici le message reçu dans le combiné : « ce poste est transféré si vous souhaitez annuler le transfert faites le …  » Circonspects et incrédules nous avons écouté en boucle ce message une dizaine de fois avant de nous décider à foncer sans plus de précaution vers le téléphone NOIR de l’étage supérieur.

Et là, entre le téléphone NOIR et la borne de détaxe à lecture de codes barres nommée PABLO ; un guichet ouvert qui a validé notre dossier.

Nous en venons maintenant au dépose bagages et à notre côté HORS FORMAT (oui on a tout de même une cerce de plusieurs mètres de diamètre sous les bras). Imaginons maintenant Michaël entre stress pré-décollage et angoisse de voir l’hôtesse au sol peser le décor (« ça va être BEAUCOUP trop lourd »). C’est déjà une scène en soi. Mais ajoutez à cela qu’il explique à Damien mais en fait secrètement dirigé à l’hôtesse qu’elle se trompe dans sa procédure. Parce que lui, il connait la procédure… il l’a lue toutes les nuits depuis le mois de novembre sur le site internet de la compagnie aérienne pour préparer le voyage. Dois-je préciser que ce que faisait l’hôtesse nous était favorable ??? Mais notre étoile était bonne et tout notre barda est partie en soute… sous l’oeil amusé du personnel.

Il nous reste à évoquer la tempête Ciara qui menaçait notre vol d’un vent à faire tourner nos perruques, de l’hôtesse à la porte d’embarquement qui voulait mettre les trois vidéoprojecteurs en soute (un assassinat !!!!)… là pour le coup c’est Damien qui a lançait un tonitruant : ça, ça n’est absolument pas possible du tout !!! Puis il y a eu le cinéma du décollage, le cinéma avec le steward Benoit, le cinéma de pousse toi Manu je veux aller aux toilettes (18 fois) ou je veux un goûter dans l’avion c’est nul les low-cost, le cinéma de « ouvrez vos bagages » à la douane au Maroc… et puis finalement…. Youness est arrivé avec notre tour bus et là … Et bien là, les choses commencent…

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Certains regardent les étoiles… Au Maroc !

Premiers pas en dehors de notre continent pour Victor et Gabrielle

C’est avec beaucoup de fierté et d’émotions que nous vous annonçons le départ de Certains regardent les étoiles pour une tournée de 5 villes du 11 au 18 février 2020 au Maroc. Donner à voir et à entendre nos créations en dehors de nos frontières est toujours un moment précieux et une grande responsabilité, en particulier quand il s’agit de s’adresser à la jeunesse. Nous sommes impatients de partir à l’aventure et à la rencontre de nos nouveaux spectateurs et spectatrices.

Notre itinéraire…

11/02/2020 – Marrakech – en savoir plus

13 et 14/02/2020 – Tétouan – en savoir plus

15/02/2020 – Tanger – en savoir plus

17/02/2020 – Meknès – en savoir plus

18/02/2020 – Fès – en savoir plus

La tournée 2020 de Certains regardent les étoiles continue

Un accueil aux petits oignons en Essonne

Après une série de représentations et de rencontres dans la jolie salle Pablo Picasso à La Norville nous avons foncé vers Étampes et son théâtre classé aux monuments historiques.

Une chose est certaine, c’est toujours fort en émotions de revenir sur ce territoire qui nous a déjà reçu tant de fois. Que se soit pour nos créations ou des actions culturelles, le public nous y est cher et les partenaires sont toujours très présent.e.s pour faire de ces temps de partage de belles fêtes. Ces dernières semaines on a tous regardé les étoiles !

Nouvelle année, nouvel envol… Welcome 2020 !

Carte de voeux 2020 du Collectif Quatre Ailes

Nos voeux filent vers vous à la vitesse cosmique…

Nous profitons de cette occasion des voeux pour vous dire combien nous sommes heureux de vous compter parmi nos lecteurs et spectateurs fidèles. Nous vous souhaitons une très belle année 2020 et nous espérons que nous aurons l’occasion de partager avec vous nos nouvelles aventures artistiques.

Quelques mots sur ce qui s’annonce…

Nous sommes bien silencieux depuis quelques mois vous vous dites… C’est que cette nouvelle année est déjà forte en rebondissements et en projets. Alors voilà quelques infos sur ce qui nous attend.

Coté étoiles…

Certains regardent les étoiles continue sa course depuis le mois d’octobre 2019. Nous avons joué à Meudon et maintenant c’est l’Essonne qui nous accueille en janvier 2020 à La Norville et à Étampes. Puis en février décollage pour une tournée de 15 jours au Maroc au sein du réseau des Instituts Français (Marrakech, Fès, Tanger, Meknès…). Puis de retour sur le sol français, il nous faudra préparer un départ pour la Guadeloupe en Mai…

Et une fois de retour à Paris, il faudra préparer la suite de la tournée . De nouvelles dates apparaissent sur notre calendrier pour la saison 2020/2021 !! Imaginez notre bonheur !

Côté miroirs…

Cela reste encore un peu confidentiel mais nous préparons pour novembre 2020 la prochaine création que nous aurons la chance de présenter au Théâtre Antoine Vitez – scène d’Ivry pour notre dernière saison de résidence à leurs côtés. Ce n’est pas une mince affaire car nous préparons une création qui croise l’histoire vraie d’une pré-adolescente de 11 ans et l’univers de Lewis Carroll ( dont on connait le goût pour les miroirs…) mijoté dans un grand bain de Collectif Quatre Ailes.

On ne vous cache pas que c’est beaucoup de travail pour une petite équipe comme la notre mais nous sommes heureux de pouvoir compter sur le talent et l’engagement de tout ceux et celles qui nous aident depuis des années. Alors pierre par pierre, euro par euro, mot par mot et image par image nous bâtissons notre nouveau spectacle. On vous en donnera des nouvelles plus détaillées d’ici quelques jours.

D’ici là, prenez soin de vous et BONNE ANNÉE !!!